Jeux de société (1)
Je voulais en faire une photo de la semaine pour 24 heures photo assortie d'un billet d'humeur et l'ai photographié pour cela. Je profite de l'occasion qui m'est donné Entre ombre et lumière d'évoquer des jeux de société.
Pour l'égalité entre hommes et femmes il y a encore bien du travail d'éducation auprès des futurs hommes et des futures femmes .!.!.!
Qu'il y ait des jeux physiques calibrés en fonction de la morphologie des enfants, soit, mais il me semblait que les thèses pseudo-scientifiques sur le sexe du cerveau étaient abandonnées depuis quelques dizaines d'années. Alors pourquoi un quiz de filles (avec en prime sur une des faces du cube le nom écrit en rose) et un quiz de garçons (au nom écrit en bleu bien soutenu) ?
«Nous n'enseignerons plus que "le masculin l'emporte sur le féminin"»
Parce que l'éducation à l'égalité entre filles et garçons et entre femmes et hommes passe entre autre par la suppression de cette petite phrase qui s'enkyste dans la tête des écoliers dès le cours élémentaire et, en France, depuis l'école obligatoire des lois dites de Jules Ferry (1881-82).
Les académiciens avaient fixé cette règle dans les années qui ont suivi leur installation par Richelieu en 1634-1635 et la justifiaient politiquement :
«Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif.» (Scipion Dupleix, Liberté de la langue françoise dans sa pureté, 1651)
Plus d'un siècle plus tard il fallait enfoncer le clou de façon encore plus explicite et ... sans grand succès sur l'usage de la langue française :
«Le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle» (Beauzée, Grammaire générale… 1767).
«On peut aller sur le lac [d’Évian], en bateaux à vapeur ou petits-bateaux, et visiter les coteaux et montagnes voisines, à pied ou en voiture» (Dr Linarix, Guide pratique de la Savoie et Haute-Savoie médicale et pittoresque, 1896).
