Pour prolonger la photo de la semaine 06
Il est 8 heures.
La nuit a été difficile. Entre inquiétude et volonté de ne pas se laisser piéger par le stress
Divine surprise au réveil, le ciel est bleu et le vent est moins fort.
Il est 9 heures
Je me suis habillée dès le réveil.
Hélas pour mon goût de farnienter en robe de chambre à mon rythme.
J'ai pris mon petit déjeuner en chassant les soucis.
J'ai lavé mes dents méticuleusement et fait un brin de toilette.
Dans la maison tout est calme. Le chat, qui n'a pas le droit de sortir, se demande bien pourquoi, eux, ont le droit d'envahir le jardin.
Mais il apprécie aussi ce moment où il reprend possession de son espace et de sa tranquillité. Il se méfie pourtant. Les retrouvailles hier, ont été mélange de crainte et d'hostilité.
Ils ne comprennent pas que je n'aie pas envie de sortir avec eux mais le froid les rattrape et ils rentrent après quelques minutes d'explorations joyeuses. Le chat rase encore les murs et se réfugie dans son panier.
Il est 10 heures.
Je n'irai pas au marché ce samedi. De toutes façons le maraîcher sera absent tout février. Tant pis pour le reste, j'ai fait le plein de victuailles hier après-midi, le temps était incertain et glacial.
Les chiens s'étonnent. L'un pigne tout doucement, plaintivement en direction de l'escalier. L'une a retrouvé son habitude de mettre sa tête sur mon bras gauche avec des yeux de quête. Viens, semble-t-elle me dire. Laisse ton clavier d'ordinateur ...
Ne pas céder à leurs demandes. Ils retournent à leurs places.
Il est 11 heures.
Des petits bruits à l'étage. Des oreilles dressées. des petits jappements presque silencieux de l'un, des mouvements de queue brassant l'air, des petites impatiences dans les pattes de l'une.
Ils ont entendu leur maître émerger.
Ils ont envie de lui faire fête.
Il est midi.
J'ai préparé un court-bouillon et épluché des pommes de terre. Le poisson est en train de cuire doucement. J'ai prévenu que le repas allait être prêt dans à peu près une demi-heure.
Il descend en râlant après ce qu'on lui demande comme documents, qu'il a déjà donné.
Contre le temps accordé pour faire sa demande par internet (5 minutes, impossible de compléter le questionnaire en si peu de temps), contre ceci, contre cela, contre tout.
Il s'apaise. Nous mangeons de bon appétit.
Il est 13 heures.
Il est remonté dans "sa" chambre. Enfin pourtant ce n'est pas sa chambre. Il n'a jamais habité ici. Je bois mon café en écoutant la radio et m'apprête à faire ma petite sieste dans mon fauteuil.
Il est 14 heures
Il me dit qu'il a quelque chose pour le weekend. Il ne me demande rien. C'est à moi d'extrapoler. Cela veut dire "j'ai besoin que tu m'emmènes à la gare."
Je râle pour la forme. J'ai beau lui avoir dit que je ne ferai pas le taxi. Il n'y a ici pas d'autre solution , enfin presque. Il y a bien quelques cars, mais il faut anticiper de plusieurs heures.
Il est 15 heures
Les chiens ont compris qu'ils restaient là. L'un a son petit geignement plaintif, presque silencieux, l'autre croit encore qu'elle fait partie du voyage.
Je l'emmène à la gare
Il est 16 heures
Je retrouve la tranquillité de ma maison, pour deux ou trois jours. A ces hôtes à quatre pattes près.
La semaine prochaine, ce fils (j'en ai deux) reviendra, pour quelques heures ou quelques jours.