Vous avez dit tag ?
C'est que je ne suis pas familière de l'usage des "tags" et que ce mot réveille en moi d'autres réflexes :
de laides signatures sur les murs de ma rue d'un ancien domicile, défigurant un paysage urbain déjà peu esthétique. (Je fais ici une distinction entre le tag (signature d'un EGO rebelle) et le graf, tout aussi interdit mais expression d'une véritable créativité quelquefois même oeuvre d'art (pas toujours) ;
des jeux lancés sur les blogs dans le style : faîtes ça sur votre blog et choisissez à votre tour N blogs amis qui devront continuer la chaîne ... un presque clone de ces lettres que l'on recevait de temps à autre, en général plein de bons sentiments empoussiérés, presque, car sur le web, le tag se termine rarement comme ces lettres qui vous menaçaient des pires malheurs si on ne le faisait pas ! J'ai connu quelques semaines bloguesques où ce genre de tag arrivaient à qui mieux mieux, sans toujours avoir un contenu en rapport avec le nôtre.
Au début, c'est vrai ces chaines plutôt sympas ont la vertu de se faire connaître les uns les autres. Mais quand c'est trop, gare à l'indigestion ...
Et puis, certaines questions, si on n'y prend pas garde, peuvent conduire à des réponses indiscrètes.
Longtemps j'ai plus ou moins joué le jeu, avec d'autres dans le même état d'esprit. Sans doute ce genre de questionnaire circule-t-il maintenant sur les nouveaux réseaux sociaux. Mon blog n'a pas été tagué depuis longtemps, ma demande de ne pas l'être étant respectée. D'ailleurs, je crois qu'elle n’apparaît même plus sur mes pages. ...
J'écrivais ces lignes conservées en brouillon le 11 janvier dernier. (11 tiens donc !) Je les retrouve aujourd'hui, à peine surprise de leur contenu, mis à part que j'ai été taguée la semaine dernière par un commentaire de mamalilou sur mon blog principal Fa Do Si.
Aujourd'hui 8 mai et demain :
l'un des prochains livres que j'ai envie de lire :
Théories du multiculturalisme, de francesco Fistetti, aux éditions La découverte, 2013
Mon prochain divertissement, si c'en est un :
Allez voir ce que Michel Gondry a mis en film du livre de Boris Vian, L'écume des jours, 1947, lu comme beaucoup d'adolescents de ma génération, qui ne m'avait laissé qu'un vague souvenir et que j'ai pris soin de relire.
J'ai beaucoup aimé de Gondry, son premier long-métrage perso au titre invraissemblable Eternal Sunshine of de Spotless Mind, que ma fille aînée m'avait fait découvrir.
J'ai apprécié aussi La science des rêves mais je n'ai pas eu l'opportunité de voir S'il vous plait, rembobinez.
Evidemment, l'originalité de Michel Gondry nous fait en attendre beaucoup. C'est d'ailleurs cette curiosité-là qui m'anime en voulant voir son dernier film.
